| LACHERAF MOSTEFA |
Mostefa Lacheraf est né le 7 mars 1917 à Sidi-Aïssa. Diplômé de la médersa Tha’àlibiyya d’Alger et de l’université de la Sorbonne à Paris, il rejoint très tôt le mouvement nationaliste et collabore à la presse clandestine du PPA-MTLD. Arrêté le 22 octobre 1956 lors du détournement par les autorités françaises de l’avion qui transportait la délégation du FLN en compagnie de laquelle il effectuait le vol de Rabat à Tunis, il ne sera libéré, pour raison de santé, et placé en résidence surveillée qu’à la fin de l’année 1961. Il parvient à sortir clandestinement de France et gagne le Caire et Tunis. Membre du CNRA (Conseil national de la révolution algérienne), il participe à l’élaboration du programme de Tripoli.Ambassadeur de carrière à partir de 1966, Mostefa Lacheraf est nommé ministre de l’Education nationale en 1977, avant de revenir à ses fonctions diplomatiques en 1979. En 1986, il prend finalement sa retraite qu’il interrompt lorsqu’en 1992, le président Boudiaf le désigne en qualité de membre du Conseil consultatif national. Mostefa Lacheraf est l’auteur d’une œuvre particulièrement dense et s’est régulièrement signalé dans la presse nationale par des études et prises de position liées à la situation en Algérie |
Intellectuel, Lacheraf s’est manifesté par des contributions régulières aux revues Esprit, Les Temps Modernes, Les Cahiers internationaux et Présence africaine, où il a publié ses premiers écrits sur l’histoire du nationalisme algérien.
Parti à l’âge de quatre-vingt dix ans, Mostefa Lacheraf rejoint, ainsi, le panthéon des personnalités emblématiques ayant marqué, et marqueront à jamais, l’histoire d’un pays qui a survécu à tous les chamboulements de l’histoire.Intellectuel, Lacheraf s’est manifesté par des contributions régulières aux revues Esprit, Les Temps Modernes, Les Cahiers internationaux et Présence africaine, où il a publié ses premiers écrits sur l’histoire du nationalisme algérien.
Parti à l’âge de quatre-vingt dix ans, Mostefa Lacheraf rejoint, ainsi, le panthéon des personnalités emblématiques ayant marqué, et marqueront à jamais, l’histoire d’un pays qui a survécu à tous les chamboulements de l’histoire.
L’hommage du president Bouteflika
«Le décès du penseur, militant et moudjahid, le frère Mostefa Lacheraf vient clore un parcours plein de hauts faits lors duquel le défunt se distingua, presque un siècle durant, par la rigueur de ses acquisitions scientifiques et la profondeur de sa pensée novatrice, s’abreuvant à la fois des sources du savoir arabo-musulman et de la pensée occidentale»écrit, le chef de l’Etat dans un message de condoléances adressé à la famille de Mostefa Lacheraf.
Bouteflika qui a estimé qu’«en réussissant avec brio cette parfaite symbiose entre les civilisations et les cultures, il parvint à échafauder, à la faveur d’une vision globale, une pensée pertinente à travers une richissime et prolifère production dans les domaines de l’histoire, la sociologie, la littérature et l’écriture journalistique, armé en cela par une connaissance accomplie des méandres de la langue française, à laquelle il avait épousé sa culture arabe».
Un hommage appuyé du premier magistrat du pays à celui dont les ouvrages «véhiculent la vision d’un penseur, d’un écrivain éclairé, sachant scruter avec rigueur les événements historiques et les phénomènes psychologiques et sociaux de toutes les périodes qu’il eut à analyser, à l’instar de l’étude du phénomène colonial expansionniste en Algérie, notamment les années de l’invasion et les injustices, les génocides et la destruction qui s’en suivirent, ou encore tout ce qui a trait à la société algérienne ou les autres sociétés».
La grandeur de l’homme transparaît, à travers aussi bien son parcours militant que dans son oeuvre devenue une référence pour les chercheurs en histoire et en sociologie. «Il a sacrifié son oeuvre au service de la cause de son peuple, notamment dans la question culturelle, et ce, lors de son parcours estudiantin ou militant dans les rangs du Mouvement national», rappelle le président de la République, tout en ajoutant que le défunt Lacheraf «un des moudjahidine au sein du Front de libération nationale (FLN), fit partie des cinq personnes arrêtées en 1956, par les forces françaises, lors d’une opération de piraterie aérienne, avant d’être jeté dans les pénombres des prisons françaises, jusqu’à l’entame des négociations d’Evian entre la France et la délégation du FLN».
En somme, résume le chef de l’Etat, l’Algérie vient de perdre «un homme aux qualités et vertus intrinsèques et à l’engagement de principe...»

Mostefa Lacheraf est né le 7 mars 1917 à Sidi-Aïssa. Diplômé de la médersa Tha’àlibiyya d’Alger et de l’université de la Sorbonne à Paris, il rejoint très tôt le mouvement nationaliste et collabore à la presse clandestine du PPA-MTLD. Arrêté le 22 octobre 1956 lors du détournement par les autorités françaises de l’avion qui transportait la délégation du FLN en compagnie de laquelle il effectuait le vol de Rabat à Tunis, il ne sera libéré, pour raison de santé, et placé en résidence surveillée qu’à la fin de l’année 1961. Il parvient à sortir clandestinement de France et gagne le Caire et Tunis. Membre du CNRA (Conseil national de la révolution algérienne), il participe à l’élaboration du programme de Tripoli.