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Pseudo: tariq ibn ziadCatégorie: ActualitéDescription:
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Jeudi 27 Avril 2006

Omar Frantz fanon penseur visionnaire un algerien d adoption   

     

Omar Frantz FANON
1925-1961

Né à la Martinique le 25 Juillet 1925, Frantz Fanon fréquente le Lycée de Fort de France, où il a notamment comme enseignant, un certain Aimé Césaire


A la fin de son cycle scolaire en 1943, il s'engage au titre de la deuxième guerre mondiale, participe à la libération de la France, et finit le conflit blessé en Allemagne

. Après un séjour à la Martinique, Fanon entreprend des études de médecine à Lyon( France) et s'oriente vers la spécialité de psychiatrie

 

Dans son essai "Peau noire et masque blanc" paru dans les années 1950, Fanon expose selon lui , les conséquences humaines du colonialisme et du racisme, il y dénonce le désir de se blanchir, et d'adopter un masque blanc du noir caribéen et fait son portrait, victime des préjugés de race et des complexes d'infériorité, qu'il a intériorisés depuis des siècles.

Fanon n'adhère pas au concept de négritude développé par Césaire et Senghor, qu'il considère comme une nouvelle phase dans le développement de la conscience noire, mais qui doit être dépassée, pour ne pas s'enfermer dans l'essentialisme, par une identité noire figée.

Après un séjour comme psychiatre en France, Fanon est muté à l'Hopital psychiatrique de Blida ( Algérie)' où il a l'occasion de critiquer les conclusions de l'école d'Alger qui décrivent les algériens comme des êtres incapables d'exprimer une vie intérieure et de se projeter dans l'avenir

A Blida, Fanon prend contact avec les nationalistes algériens, et ayant pris conscience des contradictions de son travail de psychiatre et son engagement militant au titre de la lutte de libération nationale de l'Algérie, il donne sa démission en 1956.

A partir de 1957, Fanon devient un membre actif du Front de Libération Nationale ( F.L.N.), avec lequel il va collaborer, devenant le représentant de l'Algérie en guerre à l'étranger.

Observateur soucieux de l'avenir de l'Afrique, Fanon prônera sans cesse, la solidarité et l'unité africaine, car dit-il, << chaque africain doit se sentir engagé concrètement, et doit pouvoir répondre physiquement à l'appel de tel ou tel terrioire , il importe de ne pas isoler le combat national du combat africain..>>…..

A la fin de l'année 1960, Fanon connaît la nature de l'affection dont il est atteint depuis plusieurs mois, et rédige malgré tout ce manifeste "Les damnés de la terre" qui demeure toujours le livre de référence pour tous ceux, qui ont décidé de ne jamais se soumèttre.

Fanon accepte de se faire soigner aux Etats Unis, mais il est emporté par la maladie le 6 Décembre 1961, il etait âgé alors de 36 ans., suivant ses dernières volontés il repose en terre algérienne depuis 1965 au cimetière d'Ain Kerma.

Par ces temps de doute, de soumission, de compromission, de trahison, et de lâcheté en tous genres, Frantz Fanon manque au MONDE NOIR...                                                                                                                        L’Algérie a rendu hommage au psychiatre, écrivain et militant martiniquais Frantz Fanon, lors d’un colloque tenu dans le cadre du 9ème Salon international du livre d’Alger. Homme de plume et de terrain, engagé auprès des Algériens dans la lutte pour l’indépendance, sa pensée visionnaire sur la désaliénation nécessaire de l’homme prend aujourd’hui une résonance particulière.
     

On ne voit que lui à Alger. Le front plissé, comme s’il était préoccupé, les yeux légèrement levés vers le ciel, la bouche sérieuse. La photographie de Frantz Fanon orne les grands boulevards de la capitale algérienne. On la retrouve placardée sur de nombreux murs et, au Palais des expositions, c’est elle qui accueille les visiteurs venus se presser au 9ème Salon international du livre d’Alger (Sila). La manifestation est en effet prétexte, en cette année des 50 ans de la révolution algérienne, à un hommage appuyé au psychiatre martiniquais, penseur visionnaire dont les idées prennent aujourd’hui une résonance particulière. Cet « homme très cher à l’Algérie et aux Algériens », selon les propres mots du Président Abdelaziz Bouteflika, est pourtant peu lu dans le pays et nombreux sont ceux qui ignorent son message.

Deux jours de colloque, qui ont rassemblé, dimanche et lundi, des proches et connaisseurs de l’intellectuel, ont permis de faire le point sur sa pensée. « Cet hommage m’émeut beaucoup », explique son fils, Olivier, qui travaille à l’ambassade d’Algérie en France. « Mon père était un révolutionnaire, un homme de passion. Un penseur, oui, mais aussi un acteur et un militant, un homme de terrain. Il était algérien par choix et sa dernière volonté a été d’être enterré à Aïn Derma avec ses frères de combat. » L’ancien Premier ministre algérien Redha Malek, son grand compagnon, dit de lui qu’« il était révolutionnaire dans tous les sens du terme ».      

Produit de la Révolution algérienne

Il arrive en Algérie en 1952. Par hasard. Il n’y a pas de poste de psychiatre vacant à la Martinique et pas de poste pour un homme de couleur en France. Il est nommé à l’hôpital de Blida. Ce sera pour lui un véritable choc. Les malades algériens y sont traités comme des bêtes, la plupart sont enchaînés. « Humainement et médicalement, il n’a pas pu supporter », indique son fils. « Après ça, il rompt totalement avec la puissance coloniale. » Fanon se rend compte que dans un tel système de colonisation, les malades ne peuvent se guérir sur le plan psychologique et psychiatrique. Pour soigner convenablement les Algériens, il faut mettre fin à la colonisation, affirme Fanon. Il démissionne en 1956 et rejoint les rangs du FLN (Front de libération nationale).

« En rendant hommage à Frantz Fanon, nous rendons hommage à la Révolution algérienne qui a su l’accueillir en son sein et qu’il a su, lui, incarner sur le plan extérieur lorsqu’il est nommé ambassadeur itinérant du gouvernement provisoire en 1959. Fanon a contribué au rayonnement du message de la Révolution, en Afrique notamment. Fanon, est un produit de la Révolution algérienne », précise Redha Malek. « Fanon a des idées précises sur la lutte. Pour lui, l’indépendance ne se donne pas, elle s’arrache. En ce sens, la violence, si elle a un but stratégique, est légitimée. Ensuite, c’est une lutte forcément populaire, de l’ensemble d’un peuple dépossédé, qui combat un puissant système colonial. Enfin, l’indépendance n’est pas un drapeau mais un contenu social, politique et économique. » Fanon meurt en 1961 d’une leucémie foudroyante. Il ne connaîtra pas l’Algérie indépendante.

Etre lucide

Pour l’avocat d’origine réunionnaise, maître Vergès, né à la même année que Fanon, et qui a défendu de nombreux prisonniers FLN pendant la guerre, « son œuvre est assez riche pour appartenir à tout le monde ». « A titre personnel, il m’a confirmé dans la branche de la rupture, de la dénonciation et du refus du mimétisme. La rupture, c’est le retour à l’universalité. La position de Fanon est plus que jamais d’actualité aujourd’hui où l’on assiste à l’ensauvagement du monde, au déferlement de la barbarie, où l’on fait la guerre en évoquant des mensonges, comme en Irak. Jamais les perspectives dans lesquelles nous vivons n’ont été aussi sombres. Il faut alors se rappeler l’enseignement de Fanon : être lucide, ne pas se laisser abuser par les grands discours. »

Alice Cherki, qui a travaillé avec Fanon en Algérie et écrit sa biographie, se félicite que Peau noire, masques blancs vienne d’être édité en Algérie (éditions Anep) et soit à la portée de tous les Algériens. « La désaliénation, la liberté, le rapport à l’autre... sont des thèmes étrangement d’actualité pour les jeunes. L’œuvre de Fanon leur parle même s’ils ne la connaissent pas très bien. » Comment, effectivement, ne pas appréhender toute la dimension contemporaine de la pensée de Fanon ? Lui qui écrivait, dans Peau noire, masques blancs : « Chaque fois qu’un homme a fait triompher la dignité de l’esprit, chaque fois qu’un homme a dit non à une tentative d’asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte. » C’est ce que nous devrions tous faire.

                                                                                                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

 

       
publié par tariq ibn ziad dans: lalgerieengrand
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