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Pseudo: tariq ibn ziadCatégorie: ActualitéDescription:
decouverte de l'Algerie
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Lundi 08 Janvier 2007

Che Guevara photographié par Alberto Korda

portrait du che en calligraphie

Ernesto Rafael Guevara de la Serna, plus connu sous le nom de Che Guevara ou Le Che (prononcer "tché"), né le 14 juin 1928 à Rosario, Argentine et décédé le 8 octobre 1967 à La Higuera (Bolivie), est un révolutionnaire marxiste et homme politique d'Amérique latine, dirigeant de la guérilla internationaliste cubaine.

Alors qu'il était jeune étudiant en médecine, Guevara voyagea à travers l'Amérique latine, ce qui l'amena en contact direct avec la pauvreté dans laquelle beaucoup de gens vivaient. Son expérience et ses observations pendant ces voyages l'amenèrent à la conclusion que les inégalités socio-économiques pouvaient seulement être changées par la révolution, l'amenant à intensifier son étude du marxisme et à voyager au Guatemala pour y apprendre des réformes entreprises par le président Jacobo Arbenz Guzmán qui fut renversé quelques mois plus tard par un coup d’État appuyé par la CIA.

Peu après, Guevara joignit le mouvement du 26 juillet, un groupe paramilitaire dirigé par Fidel Castro, qui après plus de deux ans de guérilla, prit le pouvoir à Cuba en renversant le dictateur Fulgencio Batista en 1959. Il occupa ensuite plusieurs postes importants dans le gouvernement cubain, échouant en partie dans l'industrialisation du pays, et écrivit plusieurs ouvrages sur la pratique de la révolution et de la guérilla. En 1965, il quitta Cuba avec l'intention d'étendre la révolution au Congo-Léopoldville, sans succès, puis en Bolivie où il fut capturé et exécuté sommairement par l'armée Bolivienne entraînée et guidée par la CIA.

Après sa mort, Che Guevara devint une icône pour les mouvements révolutionnaires marxistes du monde entier. Une photo de lui par Alberto Korda est considérée comme une des plus célèbres au monde

Biographie

Sa jeunesse

Ernesto Guevara de la Serna est né le 14 juin 1928 à Rosario, Argentine, de Ernesto Guevara Lynch et Celia de La Serna, tous deux d'ascendance basque, irlandaise et espagnole. Il se pourrait que sa date de naissance officielle ait été reculée d'un mois pour éviter un scandale, car trop proche du mariage.

Ses parents étaient d'une aristocratie souvent désargentée penchant vers des idées de gauche non autoritariste, s'opposant notamment à Peron et à Hitler. Sa tante qui avait élevé sa propre soeur, la mère d'Ernesto Guevara, à la mort prématurée de leurs parents était communiste.

Aîné de 5 enfants, il vécut d'abord à Córdoba, la seconde ville du pays.

Dès l'âge de trois ans, il apprit le jeu d'échecs auprès de son père et commença à participer à des tournois dès 12 ans Sa mère lui enseigna le français qu'il parlait couramment.

Ernesto Guevara de la Serna devint vite connu pour ses opinions radicales même comme jeune garçon. Il admirait Francisco Pizarro et aurait voulu être un de ses soldats.[

Toute sa vie, il subit de violentes crises d’asthme, qui l'accablèrent dès l'enfance. Affrontant cette maladie, il devint un athlète accompli. Malgré l'opposition de son père, il devint joueur de rugby où il gagna le surnom de "fuser", (une contraction de "furibundo" (furibond) et du nom de famille de sa mère, "Serna") à cause de son style de jeu agressif. [

Durant son adolescence, il mit à profit les périodes de repos forcés de ses crises d'asthme pour étudier la poésie et la littérature, depuis Pablo Neruda en passant par Jack London, Emilio Salgari et Jules Verne, jusqu'à des essais sur la sexualité de Sigmund Freud ou des traités sur la philosophie sociale de Bertrand Russell. Il écrivit des poèmes (parfois parodiques) tout au long de sa vie comme cela est courant chez les latino-américains de son éducation. Il développa aussi un grand intérêt pour la photographie.

En 1948, il entreprit des études de médecine à Buenos Aires. Durant cette période, il songea à se marier avec une fille de la haute société argentine et à s'établir, mais il ne put mener ce projet à bien à cause de l'opposition de la famille de cette dernière, de sa propre personnalité déjà jugée anticonformiste et de son désir grandissant de voyages et de découvertes.

En 1951, son vieil ami d'extrême gauche Alberto Granado, biochimiste, lui suggéra de prendre une année sabbatique. De cette façon, ils purent concrétiser le voyage dont ils parlaient depuis longtemps, traversant l'Amérique du Sud sur une vieille moto Norton 500 cc surnommée La vigoureuse (La poderosa en espagnol) dans des conditions souvent précaires (dormant souvent volontairement dans la cellule d'un commissariat), avec pour objectif de passer quelques semaines comme volontaires dans la léproserie de San Pablo sur les bords de l'Amazone au Pérou. Guevara relate cette épopée dans Diarios de motocicleta : Notas de viaje por América Latina, (qui a inspiré, avec le témoignage Con el Che por Sudamérica de son ami Granado, un film en 2004 Carnets de voyage).

Au travers de ses propres observations de la pauvreté et de l'impuissance des masses, et influencé par ses lectures marxistes, il conclut que le seul remède aux inégalités sociales de l'Amérique latine était la révolution par les armes. Il fut conduit à considérer l'Amérique latine non comme un ensemble de nations distinctes mais comme une entité économique et culturelle requérant une stratégie continentale de libération. Cette conception d'une Amérique latine unie et sans frontière partageant une culture métisse (mestizo) est un thème qui reviendra de manière importante dans ses activités révolutionnaires ultérieures. De retour en Argentine, il termina ses études le plus rapidement possible afin de poursuivre son périple en Amérique du Sud et reçut son diplôme le 12 juin 1953.

Che Guevara s'adressant à l'Assemblée générale de l'ONU (New York - 11 décembre 1964)
Che Guevara s'adressant à l'Assemblée générale de l'ONU 
(New York - 11 décembre 1964)[39]

En décembre 1964 Che Guevara voyagea à New York comme chef de la délégation cubaine à l'ONU où il prononça un discours enflammé contre la politique étrangère américaine , participa à une émission télé et rencontra des personnalités aussi différentes que le sénateur Eugene McCarthy des compagnons de Malcolm X ou les Rockefeller.[41] Le 17 décembre, il commença une tournée internationale de 3 mois où il visita la Chine, l'Égypte), l'Algerie, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Bénin, la République du Congo et la Tanzanie, avec des étapes en Irlande, Paris et Prague. A Alger le 24 février, il fit son dernier discours sur le devant de la scène internationale où il déclara "Il n'y a pas de frontières dans cette lutte à mort. Nous ne pouvons pas rester indifférents face à ce qui se passe dans n'importe quelle partie du monde. La victoire de n'importe quel pays contre l'impérialisme est notre victoire, tout comme la défaite de quelque pays que ce soit est notre défaite."  Il étonna alors son audience en proclamant "Les pays socialistes ont le devoir moral d'arrêter leur complicité tacite avec les pays de l'ouest exploiteurs."

 

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le che en compagnie du president algerien Houari Boumediene

 

Boulevard Che Guevara à Alger
Eh ! Oui, le Che a son boulevard à Alger. Il a milité pour la décolonisation et appuyer la cause algérienne pendant la Révolution. L'ancien président algérien, Boumediene, était son ami et lui portait beaucoup d'estime. C'est là, à Alger même, en 1965 qu'il a prononcé un de ses mémorables discours « Discours d'Alger », en février 1965.
publié par tariq ibn ziad dans: lalgerieengrand
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