La riposte du peuple algérien aux attentats terroristes de Batna et de Dellys
Non au terrorisme, oui à la réconciliation nationale
Des marches populaires, des sit-in, des meetings de dénonciation et de condamnation des lâches attentats terroristes perpétrés à Batna et à Dellys ont été organisés sur l’ensemble des wilayas du territoire national.
L’appel de la Centrale syndicale trouve son écho auprès de la classe politique, des membres du gouvernement, de la société civile, du mouvement associatif, de la famille révolutionnaire et retentit par milliers de voix scandant non au terrorisme, plus jamais les années 90.
La banlieue converge et la périphérie se rassemble au centre de la capitale, Alger.
Sidi Saïd arpente les ruelles étroites conduisant à la salle Harcha Hacène, lieu de convergence populaire, expression citoyenne combattante, rempart de défense, mémoire en veille. Les Algériens demeurent vigilants contre la bête immonde et son ténébreux cauchemar.
La classe politique, le gouvernement, la société civile, les simples gens, du petit épicier du coin, de l’étudiant préoccupé par la confirmation de son inscription, en passant par le fonctionnaire attaché à la ponctualité de son heure de travail, la préparation de la rentrée scolaire de ses enfants ou les préparatifs du mois sacré, tous les Algériens réagissent à l’appel de l’Algérie debout, tous sont unanimes pour réaffirmer leur détermination de vivre en paix dans la stabilité et la sécurité retrouvées et dire non au terrorisme et à ses avatars les destructeurs de l’espoir qui a germé et des promesses devenues des réalités. Hocine Messadi, moudjahed de la Wilaya historique I, les Aurès, dans le carré de citoyens venus de Djasr Kassentina, Mustapha Zetoutou, syndicaliste de Rouiba parmi ses collègues, Ali Souici, Yazid Fouyali, Abderrahmane Ouaïd de Beni Messous, des femmes au voile traditionnel venues de Kouba, d’Alger-Centre, de Réghaïa, des jeunes filles de Bouzaréah ou encore ces moins jeunes de Soustara, Debbih Cherif, Bab El- Oued, El Harrach, Dar El Beïda et Saoula, ils étaient des dizaines de milliers d’Algériennes et d’Algériens, jeunes et moins jeunes, venus témoigner de leur présence et renouveler le serment à leur pays, souvent le cœur rempli de souvenirs des blessures anciennes telles celles de ces membres de la grande famille révolutionnaire ou celles des enfants de chouhada, de moudjahidine, d’autres plus récentes encore endolories par le souvenir d’un des membres de leurs victimes des attentats terroristes durant la décennie de la tragédie nationale.
Les slogans fusent de partout pour dire non au terrorisme, non à l’enterrement des innocents. Pour répéter en chœurs, plus jamais les années 90, que le terrorisme n’a plus de place en Algérie, que la bête immonde qui est la cause du recul économique et social, qu’elle est vaincue et qu’elle doit disparaître.
Les échos de la salle Harcha Hacène qui s’est réveillée sur les chants patriotiques et révolutionnaires, pavoisée de drapeaux et de portraits du Président de la République, synonyme de courage, de fidélité au serment des chouhada, dont le nom s’identifie à la concorde civile, à la réconciliation nationale, ont donc retenti amplifiés dans toute l’Algérie pour dénoncer et condamner les actes terroristes, les comploteurs contre l’Algérie et sa paix retrouvée.
Pour acclamer à l’unisson, à haute voix le choix de la réconciliation, le poème de la fraternité, l’hymne coloré de la République qui avance résolument vers le destin irrigué et tracé par le martyre des héros de Novembre.
Abdelaziz Belkhadem, chef du gouvernement et SG du parti du FLN, Ahmed Ouyahia, ancien chef du gouvernement et SG du RND, Abdelmadjid Menasra, ancien ministre et porte-parole du MSP, Louisa Hanoune, SG du PT, Abdelmadjid Sidi Saïd, SG de l’UGTA, Saïd Abadou, SG de l’ONM, Tayeb El Houari, SG de l’ONEC, Noureddine Benbraham, commandant général des SMA, Belgacem Abdelaoui, président des CSPPR, Djamel Aïdouni, SG du SNM, Fatma-Zohra Flici, présidente de l’ANFVT, ont répondu à l’appel de l’Algérie de 2007 et afficher la détermination de combattre le nihilisme des destructeurs, des terroristes et de semer la culture d’espoir et de tolérance, de la paix, de la fraternité qui prospère dans le giron de la réconciliation nationale, un choix irréversible auquel a adhéré le peuple algérien dans sa totalité.

