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Mardi 26 Décembre 2006

                                           La ville de Sétif

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Setif

Ville de Sétif

Sétif, par sa situation de ville carrefour sur un site naturel caractérisé par une croissance urbaine considérable résultant de la conjugaison de plusieurs facteurs socio-économiques et spatiaux.
Ce dynamisme est dû essentiellement à :

* Une structure urbaine bien définie matérialisée par un tracé radio concentrique, et articulée autour du centre historique.
* Un tertiaire supérieur important (structures bancaires et commerciales importantes)
* Un haut niveau d'équipement (Université, C.H.U, Parc omnisport… etc)
* Une base industrielle appréciable (Zone industrielle, Zone d'activité)
* Réseau routier et ferroviaire important lui permettant d'asseoir son développement social et économique.
* Un projet d'autoroute et un aéroport en cours de réalisation renforçant la dynamique de la ville et confirmant sa place dans le hiérarchie urbaine nationale.

Les Monuments Historiques

La muraille Byzantine: Imposante muraille de pierres taillées, conservée en grande partie qui entourait une forteresse byzantine, construite vers l'an 540. Restaurée et accessible au public.

 

Le rempart et tour de garde Islamique : Construit au 11ème siècle par les Fatimides, conservé en partie côté Nord-est de la citadelle.

Jardin Epigraphique, " Emir Abdel Kader " : Avenue Said Boukhrissa et Ibn Sina, à 50 mètre au Sud de la citadelle, longeant le grand boulevard, menant vers Alger au Sud et vers Béjaia à l'Est, s'étend le jardin " Emir Abdel Kader " ex Jardin d'Orléans qui offre aux visiteurs outre ses richesses florales, ses trésors de bas-reliefs et fragments épigraphiques de l'époque Romaine ; très agréable à visiter.

Tombeau de " Scipion l'Africain " : 1 Km à l'Ouest de la citadelle et en face de l'université côté Nord, se trouve un grand mausolée Romain sous le nom de " Tombeau de Scipion " (Surnom illustre de la famille Romaine Cornelia : P.Cornelius Scipia Africanus Major). Il est daté de la fin du 3ème début du 4ème siècle Après J-C, le mausolée est à ce jour bien conservé, mais un viole de mystère l'a toujours entouré.

Tombeau de Scipion l'Africain

Ain El-Fouara (Place de l'indépendance) : Célèbre fontaine située au centre ville sur l'axe Alger-Constantine. Réputée par la fraîcheur et l'abondance de son eau. Un vieux dicton local disait " celui qui aura bu de son eau y reviendra aussitôt". En savoir plus sur Ain El Fouara : www.ainelfouara.com

Mosquées de la ville de Sétif

Mosquée El Atik
Mosquée El Atik

 

 

Mosquée de Ben Badis
Mosquée de Ben Badis

 

 

Mosquée de Birguey
Mosquée de Birguey

 

 
Mosquée El Bachir El Ibrahimi

Mosquée El Bachir El Ibrahimi

 

Mosquée Bilal Ben Rabah
Mosquée Bilal Ben Rabah

 

Aperçu historique sur Sétif


A l'instar des autres régions du pays, la wilaya de Sétif recèle d'un patrimoine archéologique digne de tous les intérêts dont les services de l'UNESCO conseillèrent l'aménagement d'un parc archéologique d'intérêt hautement touristique et culturel.

Préhistoire
L'ère romaine
L'ère byzantine
L'ère musulmane
L'ère coloniale et les massacres du 8 mai 1945

Ainsi, les premières traces d'occupation humaine dans la région de Sétif remontent à la préhistoire. Des fouilles effectuées en 1928 et 1931 (PAULMASSIERA, PLANTE, C.ARAMBOURG ) ont révélé des stations datées du PALEOLITHIQUE inférieur (AIN EL HNECH) et de l’EPIPALEOTHIQUE (MAEZLOUG ET AIN BOUCHERIT) et la découverte de gisements d’industries et de silex ainsi que les ossements et ruminants et d’autres animaux. Au cours des périodes historiques et avant l’époque romaine, peu de repères archéologiques ont révélé que Setif était ville importante. Cependant les sources latines nous informent qu’elle faisait partie des royaumes NUMIDES. Des moments particuliers et importants de l’histoire de SITIFIS, ville romaine fondée par l’empereur NERVA vers l’an 96 après J.C sous le nom officiel " COLONIA NERVIANA AUGUSTA MARTIALIS VETERANORUM SITIFENSIUM " et sous l’empereur CARACALLA " RESPUBLICA SITIFENSIUM NERVIARORUM ANTONINIANORUM ". A l’image du musée de DJEMILA qui regorge d’une inestimable richesse, les divers sites antiques qui font la fierté des sétifiens, attirent par leurs simple énumération composée d’une ville païenne et d’une autre chrétienne, la ville de DJEMILA (CUICUL) s’étend sur une superficie approximative de 42 hectares, en suscitant des interrogations quant à sa tragique disparition mais aussi des curiosités de par son baptistère, ses deux basiliques, son arc de caracalla et ses luxueuses demeures de BACCHUS CRESCONUS, amphitrite et Europe. Le grand mausolée de SCIPION l’africain situé à deux Km prés au Nord-Ouest de la ville. Sa partie supérieure, conservée, clôturée, restaurée, raconte l’ensevelissement douloureux d’une autre partie inférieure essentiellement composée d’une chambre funéraire. L’antique château d’eau BARRAL qui s’use dans l’alimentation en eau potable d’une ville riche de par son prestigieux patrimoine. Le jardin D’ORLEANS (dotée de 200 stèles épigraphiques colonnes à inscriptions latines et chapiteaux) est considérée comme étant le premier musée lapidaire d’une ville qui comporte d’autres sites dont ceux de MONS et de AIN SOLTANE. Mentionné comme étant Dar-El-Hidjra, le site médiéval D’IKDJANE est une ville fortifiée et base opérationnelle des troupes CHIITES du IX è siècle après J.C, ville par ailleurs fort encerclée par des mosquées et zaouias dont celle D’AMAZINE, TIGNATHINE, CHORFA OLIA, TIGHLITE, THEGUERIONETTE et TIZI AIN CHIBA. Machine à remonter le temps. Le musée national d’archéologie de setif dont la bâtisse date de la fin du 19 è siècle confirme à lui seul le passage de tant de civilisations humaines. Meules en pierre, silex taillé et haches calcaires racontent la préhistoire. Des collections de céramiques, de terre, de stèles funéraires et une salle de mosaïque conservent les beaux souvenirs d’un mariage de cœur et de raison entre NUMIDES et ROMAINS. Des collections de poterie fatimide, des fragments de céramique à décors épigraphique, des colonnes et des chapiteaux en plâtre peint déciepissent l’aire musulmane. Fusils en cuivre, bijoux kabyles, plateaux en bronze et corbeilles en halfa rehaussent les vitrines d’artisanat du 19 è siècle et invitent à la découverte de certaines régions d’Algérie

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Le pré-histoire

Ainsi, les premières traces d'occupation humaine dans la région de Setif remontent à la préhistoire. Des fouiilles effectuées en 1928 et 1931 (PAULMASSIERA, PLANTE, C.ARAMBOURG ) ont révélé des stations datées du PALEOLITHIQUE inférieur (AIN EL HNECH) et de l’EPIPALEOTHIQUE (MAEZLOUG ET AIN BOUCHERIT) et la découverte de gisements d'industries et de silex ainsi que les ossements et ruminants et d'autres animaux.

L'ère Romaine

Sétif a été numide avant de subir la domination des Romains.
Le nom de Sétif n'est pas tiré du Latin, mais c'est un mot berbère dont la racine signifie 'Noir', allusion faite à la fertilité de ses terres.

Occupant une position stratégique (Porte d'entrée Ouest des hauts Plateaux Constantinois) et un point d'eau important grâce à ses nappes phréatiques, située au pied des montagnes au seuil d'une plaine immense, Sétif avec tous ses avantages était un point de passage stratégique entre la partie orientale et la partie occidentale de l'Algérie.

Sétif faisait partie du royaume des messasyliens et en l'an 225 avant J.C elle était la capitale d'un royaume berbère, titre qu'elle perdit lorsque Juba lui préféra Cherchel.
C'est près de Sétif que Jugurtha livra une grande bataille à marius.

En 57 après J.C Sitifis, son appellation de l'époque, pour sa situation géographique intéressa énormément l'empereur Nerva qui décida d'établir une colonie de vétérans, cette dernière reçut différents noms 'Colonia Nerviana' 'Augusta Martialis' 'Vétéranium Sitiansium'.

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L'ère Byzantine

L'itinéraire des vandales en Afrique, de Tingi (Tanger) vers Carthage passa naturellement par Sitifis atteinte probablement au début de l'année 430. A l'an 419, Sitifis subit un violent tremblement de terre qui la détruisit au 5/6ème .
Lorsque les Bizantins arrivèrent à Sétifis après le passage des vandales, ils trouvèrent une population fort réduite.

Ainsi, en l'an 539, la ville est occupée et redevint capitale d'une province : La Mauritanie Première.

A cette époque, Solomon édite l'enceinte de la forteresse Byzantine, dont les murs Ouest et Sud sont encore visibles.

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L'ère Musulmane

En l'an 27 de l'Hégire (647 après J.C) eut lieu la première expédition musulmane en Afrique.

En 40 ans, de 660 à 700, la pénétration Arabe s'est réalisée grâce à des armées organisées et au message qu'elles portaient à des populations qui n'avaient jusqu'alors connu que l'oppression.
Le choix proposé était très simple, l'égalité des hommes devant la loi et l'adoption d'une loi nouvelle qui permettrait aux populations pour la première fois dans leur tumultueuse histoire de s'amalgamer librement aux nouveaux venus.
L'accession des Berbères à la foi musulmane eut pour résultat de leur donner la cohésion qui leur manquait.
Lors du triomphe de la doctrine Chiite, des missionnaires partis de l'orient travaillent à gagner des prosélytes (nouveaux convertis) à la cause d'Obeide Allah qui aspirait à l'imamat, c'est à dire à l'héritage de l'autorité temporelle et spirituelle de Mohamed dont il se prétendait de descendant.
Un de ces missionnaires Abou Abdellah qui avait trouvé des adeptes chez des berbères Kotama de la petite Kabylie mit le siège devant Sétif. La place finit par capituler et fut ruinée de fond en comble, la muraille qui l'entourait fut détruite en l'an 904. De grands états berbères se constituèrent et même en 972, El Moezz issu de la tribu des Kotama de la région de Béni Aziz située à quelques kilomètres de Sétif, dernier Emir fatimide de Kairouan fut appelé au trône d'Egypte et quitta l'Afrique du nord.

L'arrivée des Hillal, lancée vers 1050 de la haute Egypte contre les princes berbères Hammadites qui s'étaient déclarés indépendants, triomphe d'abord de toutes les résistances et s'établit en dominatrice dans les plaines.
Seule la grande bataille qu'à livré les Almohades contre les Hillaliens témoigne de l'importance de SATIF dans le nouveau pouvoir du royaume qui unifie le pouvoir musulman au maghreb.

Au bas du moyen âge Sétif a continué à relier les grandes villes musulmanes de Fès à Tunis et de Tunis à l'orient.
L'intensité des changements politiques et économiques des pouvoirs à l'époque des royaumes musulmans à causé la décadence urbaine de la ville de Satif et a orienté l'implantation de nouvelles capitales a proximité d'elle.

Sétif décrite comme petite ville à la fin du 15ème siècle, été rattaché au royaume Hafside à Bougie.

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L'ère coloniale et les massacres du 8 mai 1945

A l'époque Turque Sétif était dominée par les grandes familles locales dont les Ameurs était la grande fraction et gouverné par les chefs Turques envoyés par les Beys de Constantine.
Cette organisation nomaniale a laissé la ville de Sétif loin des pouvoirs politiques et a mené la marginalisation de la ville jusqu'à l'arrivée des troupes Françaises le 15 Décembre 1848 par le Général Galbois qui reconnut la ville, mais ne s'y installa que l'année suivante, leur installaton se fit hâtivement, les constructeurs de ce temps là, n'eurent aucun égard pour les vestiges anciens, ils utilisèrent une quantité importante de pierres de tailles Romaines pour les fortifications militaires.
Une ordonnance royale crée officiellement la commune qui fut entourée d'un mur d'enceinte percé de 4 portes, celle d'Alger, de Biskra, de Constantine et celle de Béjaia.

L'occupation de la ville a été faite pour des raisons bien précises. La position centrale et l'histoire se rattachent à son passé. Un partie de l'enceinte Romaine permettait d'abriter des troupes en cas d'attaque et surtout pour ses terres fertiles, riche en arbres fruitiers et en légumes de qualité supérieure.

De 1870 à 1930, le système colonial commençait à se stabiliser au seul profit de la population européenne. Ce n'est qu'à partir de cette date que des groupements qui refusent l'inégalité se multiplient et étendent leur influence.
Au cours de la même période se produit un mouvement de renouveau culturel et religieux appelé la Nahda sous la direction de Cheikh Ibn Badis. Son action trouve un immense écho auprès de la population musulmane de la région de Sétif, qui ne cessait de réclamer des réformes.

Photos : Anciennes photos de Sétif

La série des massacres avait débuté bien avant le 08 mai 1945 à travers la ville de Sétif et certaines régions environnantes. Des soldats armés faisaient le porte-à-porte et obligeaient hommes, femmes et enfants à sortir pour monter dans des camions.

Une panique générale et des cris des femmes et d’enfants s’intensifièrent dans certains quartiers, notamment du côté de la Gare et Bab Beskra. Quelques rafales, se faisaient entendre dans les quatre coins de la ville. Ceux qui essayaient de fuir ou de riposter se faisaient abattre sur le champ. A ce moment, une voix s’élevait tout au long de la rue de Constantine. Un jeune homme, brandissant le drapeau algérien, criait à tue-tête «Tahia El-Djazaïr, Tahia El-Djazaïr». Ce jeune moudjahid de la première heure n’était autre que le premier chahid du 08 Mai 1945: Saâl Bouzid, c’est son nom, il fut abattu de plusieurs rafales, en plein milieu de la mystique avenue. Il mourut avec tous les manifestants, en s’affaissant sur l’emblème national. Dès lors, des camions de type GMC continuaient à charger toute personne qui se trouvait sur leur passage. Le convoi prenait la direction de Kherrata. Les habitants de cette autre ville historique n’allaient pas échapper à l’embarquement qui les menait avec leurs autres concitoyens de Sétif, vers le camion de la mort. Les milliers d’Algériens furent déchargés depuis les bennes des camions au fond des gorges de Kherrata. L’horreur n’était pas terminée pour ces pauvres «bougnouls» comme aimaient les surnommer les colons français. Des hélicoptères dénommés «Bananes» survolaient les lieux du massacre pour achever les blessés. Une véritable boucherie humaine allait permettre, plus tard, aux oiseaux charognards d’investir les lieux.

L’armée française avait planifié pour faire de cette journée du 8 mai 45, un jour de génocide voire d’extermination de milliers d’Algériens. Pour mettre à exécution leur dessein les soldats français avaient procédé au regroupement de toutes les populations avoisinant les côtes-est de Béjaïa à Bordj Mira en passant par Darguina, Souk El-Tenine et Aokas. Toutes les populations de ces régions étaient forcées de se regrouper sur les plages de Melbou. L’occupant n’avait en tête que la liquidation physique de tout ce beau monde. Il fallait attendre l’ordre d’exécution qui devait parvenir du commandement de Constantine. Pendant ce temps quelques vieillards et malades ne purent résister à une telle mobilisation et succombèrent sur le sable avant d’être jetés à la mer. C’est alors qu’une jeep transportant des officiers de l’armée surgit, brusquement, au milieu de la foule. L’un d’eux s’emparant d’un haut-parleur devait ordonner l’extermination. Des cris et pleurs de femmes et d’enfants déchirèrent alors ce silence plein d’angoisse. Mais l’officier français allait, contre toute attente, «soulager» cette foule humaine qui attendait de passer par les armes. Du haut des sièges de la jeep, il lança : «le commandement militaire de Constantine a décidé de vous épargner. Pour cette fois-ci, vous pouvez donc partir».

La foule se déchaîna et courut dans tous les sens. Elle venait d’échapper à une extermination certaine. Le peuple algérien se souviendra longtemps de ce mardi 8 mai 1945, jour de marché. Un habitant et moudjahid qui avait échappé au génocide perpétré dans les gorges de Kherrata, en faisant le mort, se souvient parfaitement: «je ne pensais pas à la vie puisque je me savais déjà mort. Un tel génocide n’est pas fait pour être oublié. Il m’est pénible de voir que de nos jours les gens n’en parlent que rarement pour ne pas dire jamais».

Extraits Vidéos : Les massacres du 8 Mai 1945 : Sétif se souvient du génocide

Sites Historiques

Ain Hanech :
Site Ain Hanech
Lieu : Wilaya de Sétif, Daira d'El Eulma, Commune de Guelta El Zargua.

Le gisement de Ain Hanech fut découvert en 1947 par le professeur "Camille Arambourg", d'après les restes d'ossements d'animaux découverts, l'age de ce gisement est estimé à un million trois cent mille ans (1 300 000 ans, Pléistocène inférieur).
L'importance de l'industrie trouvée dans ce gisement a fait reculer la préhistoire Algérienne au début de l'humanité, ce qui a nécessité la relance des recherches apr l'institut national d'archéologie en 1992.

En savoir plus sur ce site

Mezloug:

Lieu :
Wilaya de Sétif, Daira de Ain Arnet, Site découvert en 1927 par "Paul Massiera" et "Planté" étudié par "R. Vaufrey", daté d'après ces ossements d'animaux et son outillage de silexde l'épipaléolithique, période très répandus dans la région des hauts palteaux; connu sous le nom de :"Escargotière".

Ain Bouchérit :

Lieu : Wilaya de Sétif, Daira d'El Eulma, Commune de Guelta El Zargua.

Site découvert par "C. Arambourg" en 1931, l'ensemble de ces restes englobe une faune d'animaux en particulier des ruminants et une variété d'industries en silex.

Site de Zraia :

Commune de Beida Bordj (Localité Zraia)

Lieu : Wilaya de Sétif, Commune de Beida Bordj (Localité Zraia).

Une découverte (2006) de gravures rupestres qualifiée d'exceptionnelle a été faite dans la localité de Beida Bordj dans la wilaya de Sétif par une association d'activités de jeunes. Les gravures ont été découvertes au lieu dit Kef Ezzemane, selon le responsable de la conservation préhistorique du Musée national archéologique de Sétif. La découverte a été l'oeuvre de M. Djamel Dine Khennache, président d'une association d'activités de jeunes à Beïda Bordj, est qualifiée "d'exceptionnelle" par les spécialistes venus assister à l'inauguration du mois du patrimoine à Sétif. Des représentations du buffle sauvage, caractéristique de l'étage Bubalin et correspondant au néolithique ancien, permettent de dater ces gravures de 7 000 à 8 000 ans, a indiqué la même source. Recouvrant des grands rochers, les dessins gravés et peints, illustrent également des autruches et des félidés, comparables, selon, M. Lahreche, aux gravures rupestres du Tassili N?Ajjer". Les responsables du Musée archéologique de Sétif ont indiqué qu?en vue Des dispositions à même d?assurer la protection et la conservation de ces gravures d?une valeur culturelle inestimable, vont être prises. "

Commune de Beida Bordj (Localité Zraia)

LES SITES ANTIQUES


Le site de Djemila



Lieu :
Wilaya de Sétif, Daira de Djemila, commune de Djemila.

La colonie de Cuicul (Djemila), sentinelle romaine au coeur d'un massif montagneux, entre SETIF et CONSTANTINE, se dresse dans un site d'une beauté sauvage et insoupçonné à une une cinquantaine de kilomètre au Nord-Est de Sétif.
Batie dans les dernières années du 1er siècle de notre ère sous l'empereur Nerva, sur un éperon rocheux entre deux ravins.
Le site archéologique de Djemila s'étend sur une superficie de 42 hectares environ. Il se compose de deux parties : La ville paienne et la ville Chrétienne.
Le visiteur une fois sur le site est spécialement attiré par : Le Batistère, les deux Basiliques, les grands Thermes, le Théatre, l'Arc de Caracalla, le Temple de Septime Sévère, le Marché de Cosinus, le Forum et les luxueuse maisons de Bacchus Cresconius, l'Amphitrite et Europe.
Le musée de Djmila est d'une richesse inestimable en particulier les panneaux de mosaiques.

En savoir plus sur ce site

Le Site de MONS :

Site de MONS

Lieu :
Wilaya de Sétif, Daira de Djemila, Commune de Beni-fouda.

Mons, lieu appelé "Henchir-El-Ksar", la plus ancienne inscription latine datée trouvée dans le site est de l'an 157 après J-C on ignore à quelle époque, Mons devient une municipalité romaine. Le site de Mons est situé sur l'ancienne itinéraire entre Sétif et Cuicul, il occupe une grande superficie.
Les restes archéologiques dans ce site se limitent au tracé de la forteresse Byzantine, ruines visible d'un temple.

Plus de photos sur le site de Mons

Le Site de AIN SOLTANE :

Lieu :
Wilaya de Sétif, Daira de Ain Azel, Commune de Ain Lahdjar.

Les site de Ain Soltane est situé à 3 Km au Nord-Ouest du village d'Ain Lahdjar. Il occupe une superficie de 120 Hectares environ.
C'est dans cette zone d'un projet de construction était prévu, mais suite aus découvertes dans plusieurs endroits, le projet fût arrêté. En effet, cette zone renferme de nombreux vestiges.
Ce site se trouve mentionné sur la carte de "P.Salama" sur une route conduisant de Thamugadi (Timgad) à Sitifis (Sétif) et dans l'Atlas archéologique d'Algérie de "S.Gsell" feuille 16 N0 340.

Les Sites Médiévaux


Le Site d'IKDJANE:


Lieu :
Wilaya de Sétif, Daira de Beni Aziz, Commune de Beni Aziz.

Aspect historique du site :
Le côté géographe du site lui a permis d’être un centre pour l’extension de la doctrine Chiite Ismaïlienne des fatimides au Maghreb Austral. En effet, Ikdjan était une ville fortifiée du pays des Kûtas à une journée et demi de Bajaya entre Sétif et Mila. Pour avoir pu devenir capitale des Chiites, Ikdjan devait se trouver près du centre de peuplement des Koutamas, selon El-Idrissi, elle était proche de Sétif et accessible de là, par une route rejoignant celle de Mila à Djidjelli, la ville fortifiée devait être en retrait de la route.

Dans l’atlas archéologique d’Algérie, feuilles, Bougie, Sétif, Philipe ville, Constantine, Stéphane Cesele, signale des vestiges de remparts et de ruines étendues sur un mamelon surmontant le plateau de l’oued « Berdou » et d’où l’on domine toute la vallée de l’oued « Endjas » (pays des Koutamas ».

Tout près de là à Souk El Khemis, les fortifications de deux constructions rectangulaires qui auraient pu compléter la défense du site, probablement «ruines romaines». D’après le nom donné par les habitants du site commande la vallée étroite de l’oued Mahdjar, près de la Mechtas El ? peut être en souvenir de la « Hidjra » faite par le Daï et ses compagnons et de là on retrouve d’Ikdjan à Tazurt ‘dar El Hidjra).

Evolution de la ville d’Ikdjan : Ikdjan fit son entrée dans l’histoire avec Abd-Allah qui regroupa là, les adeptes de la doctrine Chiite. Ce toponyme berbère recouvrait-il un site ancien ? Ikdjan centre spirituel des Chiites et base opérationnelle mentionné plus tard par Al-Mukkadasi à la fin du 10 e siècle parmi les grandes villes d’Ifrikya, elle continue de former des citadelles de la ligne de défense du royaume hammadite jusqu’au 12 e siècle. Crédit: Direction de tourisme (Sétif)

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publié par tariq ibn ziad dans: lalgerieengrand

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